14.05.2008
Juste pour le plaisir… comme ça…gratuitement…
AH ! AH !
Voilà, c’est fait, ça n’avance à rien, mais le texte Frankensteinien dicté mot pour mot aux laquais de l’UMP par les lobbies agroalimentaires, style Monsanto, comme le prouvait un récent article du Canard enchaîné, a été rejeté d’une courte voix à l’assemblée hier.
J’adore quand des blaireaux trouvent encore plus blaireaux qu’eux, et même si ce n’est que partie remise et qu’ils vont revenir à la charge avec leurs produits de m***, ça fait quand même du bien, pour une fois.
Une seule ombre au tableau : c’est le PS, avec l’opposition, qui a donc remporté le vote (sur une motion déposée par le PC, d’ailleurs).
Bah, on peut pas tout avoir, le beurre, l’argent du beurre et … bin et le reste , quoi !!!
10:30 Publié dans Politik et tak | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ogm, assemblée nationale, monsanto, lobbies
13.05.2008
J’ai terminé… Millenium, de Stieg Larsson

Ca y est, j’en suis venu à bout… de qui ? De quoi ? Eh bien, des trois tomes de Millenium !!! et que cette expression liminaire n’entretienne pas une quelconque impression de pénibilité, bien au contraire.
Car cette trilogie est dantesque, à la fois folle et glacée, où l’apparente rationalité d’une technologie omniprésente ne diminue en rien le caractère psychologique tordu, violent et implacable de l’intrigue. Mais là où d’autres personnages des romans policiers suédois, comme Kurt Wallander chez Mankell, sombrent lentement dans la dépression face à la déliquescence de la société suédoise et leur impuissance face à la montée de la violence, les personnages de Millénium se battent, que ce soit par idéalisme ou par pur instinct de survie. Tous, à leur manière, sont des survivants, et tous présentent une profondeur et un intérêt énorme. Le seul truc qui m’a un peu lassé, à la longue (ATTENTION, SPOILER !!!!) c’est que l’un des héros, le reporter Mikael Blomqvist, est présenté comme un séducteur invétéré, qui ne s’engage pas tout en étant fidèle, enfin bon un truc dans le genre. Mais ce qui tape un peu sur les nerfs au bout de trois tomes, c’est qu’à chaque fois que se pointe un nouveau personnage féminin qui ne soit ni sa sœur, ni la copine de quelqu’un d’autre, BAM, la pauvrette succombe au charme viril de ce brave Mike, qui n’en demande pas tant, lui dont le principal plaisir est de mettre en marche sa cafetière (ceux qui auront lu le livre comprendront : c’est dingue le nombre de cafetières qui sont branchées tout du long des trois tomes !!!)
Le caractère curieux de cette trilogie tient également à l’étendue des genres abordés. Certes, il s’agit principalement d’un polar, mais le premier tome tend vers le thriller psychologique, le second plus vers le polar classique, avec un zeste d’aventure et d’action, tandis que le troisième flirte plus nettement avec l’espionnage pour effectuer même une virée du côté du roman de procédure judiciaire, à l’américaine. Millénium, c’est vraiment un roman total de ce point de vue là, et c’est de loin ce que j’ai lu de plus excitant depuis un moment (la dernière fois, c’était Tokyo, de Mo Hayden). Il y a parfois même un petit côté Ellroy dans la manière dont les scandales politico-financiers réels servent de cadre à l’intrigue pour dresser une espèce de fresque historique, un bilan de la Suède.
Ajoutez à cela que Millénium est une trilogie « forcée », dans le sens où Stieg Larsson a eu la mauvaise idée de mourir d’une crise cardiaque peu après la livraison du manuscrit complet, et vous aurez tous les ingrédients du début de construction d’un mythe. Car j’ai lu quelque part que 200 pages environ d’un quatrième tome existeraient…
Bon, bref, pas une hésitation, ça se lit, ça se dévore goulûment… arrêtez de lire ce post débile et courez dans votre bibliothèque ou chez votre libraire vous procurer cette pépite !!!
23:50 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : millenium, stieg larsson, suède, polar
Cour des contes… episode one
Il était une fois une famille ours. Il y avait papa ours, maman ourse, petit ours, petite ourse, grand-papa ours et grand-maman ours. Tout était normal et le miel coulait à flot. Mais papa ours était-il si normal ? Toute la famille ourse trouvait qu’il était renfermé, pas à l’aise avec les autres ours. Mais enfin, n’amenait-il pas chaque jour le miel sur la table ? N’était-il pas un bon papa ours ? Alors personne ne cherchait à savoir, surtout pas les enfants ours qui ne voyaient là que leur père et c’était déjà énorme.
Puis vinrent des temps plus troublés. Petite ourse tomba malade et la famille ourse se trouva bien désemparée. Surtout, les sentiments étranges qui auparavant étaient tenus en laisse, discrètement, loin des regards, toutes ces choses ne purent être contenues plus longtemps, et papa ours devint officiellement dépressif. Mais petit ours se voilait encore la face, car il n’avait qu’une envie, fuir tout cela, pour ne pas souffrir lui-même. Oh bien sûr, petit ours aidait sa petite sœur, après tout il l’aimait. Mais il était déjà loin dans sa tête. Quant à maman ourse, eh bien, maman ourse ne disait jamais rien, comme si on ne pouvait rien exprimer rien dire. Plus tard, petit ours apprit qu’elle aussi était soignée contre la dépression.
Et petit ours, notre héros ? Eh bien, il finit par partir de la maison ours pour tenter de voler de ses propres ailes. Sauf qu’il était plombé par la dépression non assumée de papa et de maman ours. Lui-même, d’ailleurs, pour être tout à fait honnête, ne respirait pas forcément la joie de vivre avant tout les évènements de ce conte. Solitaire, il avait du mal à avoir des copains ours et il fuyait autant qu’il pouvait toutes les formes de sociabilisation des petits ours. Bizarre, pensaient peut-être ses parents ours, mais bon, il avait de bonnes notes à l’école et puis, ça ne peut pas faire de mal de lire.
00:46 Publié dans Journal d'un dépressif | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dépression, autobiographie, parents, enfants




