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05.05.2008
Moriarty en concert... c'est chouette
Mardi dernier, j’ai assisté au concert des talentueux, étonnants, surprenants, intrigants, séduisants, attachants, j’ai nommé Moriarty.

Première partie : Narrow Terence, groupe vraiment sympa dont le rock rocailleux navigue dans les eaux d’un Tom Waits (la voix de l’un des deux chanteurs, notamment, est vraiment frappante dans ce sens, ainsi que les guitares dissonantes qui évoquent le Marc Ribot de l’album « Rain Dogs »), tout en délivrant de temps en temps quelques ballades bien envoûtantes, quoiqu’un peu poseuses. Une bonne découverte néanmoins !
Mais lorsque Moriarty rentre en scène, là on passe tout de suite dans une autre dimension, la pure classe. Une petite mise en scène théâtrale installe l’ambiance, avec en bande-son les instruments qui lentement, progressivement, envahissent l’espace, et voici la première chanson qui démarre et qui commence à vous emporter dans leurs univers rétro-brechtien envoûtant. Evidemment, le charisme et la voix sublime de la chanteuse, la « scarlet diva », tend à truster l’attention et les louanges.
Mais mâtin, quel groupe !!! Ce sont d’abord d’excellents musiciens, notamment un harmoniciste déjanté et trois guitaristes/contrebassistes qui se passent le relais, tantôt délicats, tantôt virevoltants, à la guitare folk ou au slide, en passant par la guimbarde.
Mais ce sont aussi des storytellers redoutables avec des chansons comme « Private Lilly » ou « cotton flower ». Mais lorsqu’ils se réunissent tous autour d’un seul et même micro pour délivrer « Jimmy », là toutes les respirations s’arrêtent, le flot des pensées stoppe et à la fin, on a simplement envie de se tourner les uns vers les autres pour se regarder et lire dans les regards : « c’est pas dément, ça ? ».
Prix spécial du jury pour la bizarrerie de la soirée : une reprise de « Enjoy the silence » de Depeche Mode avec un arrangement minimaliste à la guitare, un xylophone, chantée comme une berceuse à une tête de renne empaillé et insomniaque prénommée Gilbert. No comment, si ce n’est cette version vidéo dans une église, juste pour avoir une idée de combien ces petits sont cinglés.
Enfin, à l’occasion du rappel, la « famille Moriarty » appelle leurs « cousins » de Narrow Terence pour une reprise (presque) impromptue (ils lisent les paroles sur une feuille de papier !!!) de « Chocolate Jesus » de Tom Waits, bouclant la boucle tant il est vrai que l’ombre du grand Tom plane sur ces deux groupes, en particulier dans le choix des instruments et des ambiances blues-folk crépusculaires…
Aller juste pour le plaisir, l'original, en live, de Tom Waits, parce que vous avez étés sages mes enfants
Moi j’ai adoré, foncez les voir si vous pouvez, cet opéra de quat’sous les vaut biens !!!
Enfin, merci mille fois à mon amour sans qui je ne serai pas aller les voir, restant à lamentablement pleurer sur mon sort... comme d'habitude, j'aurais dû l'écouter mille jours plus tôt. Il n'y a pas de mots, alors j'arrête là pour ce soir
22:42 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : moriarty, narrow terence, tom waits, folk, blues, harmonica, guitare






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